La Traviata de Verdi
Nous avons un peu joué à cache cache !
Alors que l’on annonçait Diana Damrau dans le rôle de Violetta et nous en étions ravi…
C’est à nouveau Emonela Jaho qui tint ce rôle titre après sa performance dans Butterfly sur cette même scène fin Juillet.
J’avais entendu et vu cette cantatrice à Vienne, dans le même rôle de Traviata, dans une mise en scène catastrophe qui ne la mettait pas en valeur. La voix m’avait semblée trop légère pour ce rôle et le jeu très sophistiqué.
Je ne reviens pas sur cette appréciation. Car malgré toute la mise en beauté de la dame due à de la mise en scène, le premier acte nous a révélé une voix bien lente, appliquée, peu passionnée et sans véritable gaine ni portamento.
]]>Madama Butterfly de Puccini au théâtre Antique
Il serait désobligeant de dire, même sur le mode plaisant, que Giacomo Puccini fit de l’amour des femmes de l’affliction, du désespoir dont elles le payent, sa marque de fabrique !
Cet homme à la beauté racée, au caractère profondément aimable montre dans ses œuvres un caractère puissant absent de préjugés dénonçant avec justesse et acuité psychologique les avatars d’une société hypocrite où le mépris “petit bourgeois catho“ pour toute créature hors de certaines normes établies, faisait des ravages. Pas de “plaidoyer“ démonstratif ou agressif. Une manière de dresser musicalement chaque portrait en accord et évidence avec les situations et les caractères particuliers des personnages et de l’état de la société telle qu’elle fut ou demeure.
]]>Avec un insistant regard vers Ludwig van Beethoven, sa colossale Missa Solemnis et son Triple Concerto, le rappel de Carl Maria von Weber dont il faudrait penser à monter le Freischütz , la huitième symphonie de Hans Werner Henze qui a quelque peu allégé la salle nous avons aussi revisité Romeo und Julietta de Tchaïkovsky, et écouté Les Préludesde Franz Liszt revenus sur la scène après quelques longues années d’oubli[1].
La Missa Solemnis donnée le Vendredi Saint dirigé par C.Thielemann à la tête de l’Orchestre de Dresde se déploya grandiose et pure. Pièce incomparable du répertoire sacré-à la hauteur de la Messe en Si de Bach - composée par Beethoven entre 1818 et 1823.
]]>Ballade pour un mélomane
Salzbourg au Balcon
Un festival en cache un autre !
Cinquante ans après sa fondation ce Festival à encore sa place dans le paysage européen ne serait-ce que par la date. Mais on doute de la poursuite du projet dans l’originalité du caractère premier imprimé par Karajan.
L’actuel directeur appelé en 2012 pour œuvrer dès 2013 Christian Thielemann, suit une ligne plus souple qu’ Abbado et Rattle avaient considérablement infléchie, néanmoins nous en sommes rendus à un Festival bis de l’été.
La présence du plus antique orchestre d’Allemagne pour ne pas dire d’Europe : Saatskapelle Dresden[1] assouplit l’atmosphère de sa présence. Lyrisme et poésie, style “Mittel Europa“ en échange de la “Rolls“ orchestrale de Berlin ! Désir de briller pour briller surmonté et du cœur à cœur dans le sentiment de partage.
]]>Tristan et Isolde au placard !
Une mise en scène blafarde aveugle le talent des acteurs chanteurs.
Nous l’attendions dans cette affaire !
Où plutôt nous savions quelle soupe elle nous servirait !
Madame Katarina Wagner arrière petite fille du compositeur par Wolfgang son père, se pique de mise en scène depuis vingt ans. Ce n’est plus une gamine loin de là mais son travail quel qu’il soit demeure toujours inabouti s’effilochant sans véritablement signifier une idée ou une opinion défendable.
]]>Ce fut un pari ! Un peu comme une histoire à laquelle on croit mais dont on se dit qu’elle est un peu “Fadade“ comme aventure !
Lorsque Paul Onoratini alors maire de La Roque d’Anthéron[1] invita les quelques maires du voisinage dont Lauris et Cadenet de l’autre côté de la Durance, Rognes au nord d’Aix et Salon de Provence pour leur raconter qu’il envisageait de créer avec un jeune homme de trente ans, René Martin, un Festival de Piano nous restâmes bouche bée.
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Kate Aldrich et Jonas Kauffmann
Brûlants amants, brûlants talents
Amants brûlés !
C’est avec Aïda le plus joué au monde cet opéra !
Carmen il est temps encore !
Carmen belle et ravageuse. Mante religieuse qui balaye tout caractère faible ! Libre ! Violente de passion et d’orgueil qui meurt pour ne pas céder à la vindicte d’une époque qui fut longue. Longue et ardue pour les femmes sans fortune et sans rang !
Orange pour la cinquième fois du mandat du très avisé[1] directeur artistique Raymond Duffaut nous offrait un nouveau plateau, de nouvelles voix et une conception complètement renversante de la pièce de Meilhac et Halevy, musique de Georges Bizet.
J’adhère complètement à la pensée de Nietzsche : cet opéra est magnifique.
Et la réalisation à laquelle nous avons assisté fut à la hauteur du chef d’œuvre.
Car Louis Désiré le metteur en scène part à rebrousse poil de tous les réalisateurs qui l’ont précédé.
]]>Festival de Lucerne : Entre pluie et soleil
Les enfants terribles de la musique baroque .
Le clou de ce festival de la semaine, celle d’avant le dimanche des Rameaux, aurait pu être soit la Messe en (H moll) Si de J.S.Bach, soit les deux concerts de l’Orchestre de Bavière dirigés par le très charismatique Marris Jansons.
Mais les habitudes finissent par déranger, le plaisir de la musique se fait routinier et l’on se dit que l’on entend la même chose depuis des lustres.
La découverte de Teodor Currentzis et de MusicAeterna a déplacé le centre d'intérêt du Festival pour quelques rares instant de pur bonheur .
]]>Les Concerts
Le Requiem de G.Verdi transporte l’âme et l’esprit. Le texte rituel de la prière pour les défunt est ici magnifié, porté à l’extrême de la capacité vocale des chœurs et des solistes, au delà de la convention liturgique et humaine. Le pendant de la Neuvième de Beethoven .L’art de la représentation lyrique et musical au service du Grand Créateur ! Et si l’au delà existe !? Pourquoi pas le porter aux cieux tout de suite.
Christian Thielemann a lancé la grandiose phalange de Dresde et le Chœur de la Bayerische Rundfunk avec une maîtrise absolue.
Fidélité au style, exactitude des tempi , plans sonores parfaitement en place .Les détails et toutes les délicatesses révélées dans la fulgurance de la partition, chaque groupe de voix, chaque soliste à la fois dégagé de la masse et pourtant pris par un élan irrésistible atteignant l’au delà de l’écoute. L’auditoire saisi d’admiration, vaincu par l’émotion et la beauté de tels instants demeura plongé dans un silence palpable.
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