Du bonheur de l’apparente insouciance dans le mariage.
Quelle belle époque ! À maints égards cette période permit de se jouer de tout grâce au théâtre et à l’opéra !
Aujourd’hui il faut être “engagé‘… Et seul mes comiques patentés auraient le droit de rire de l’homme et de la femme pour eux mêmes. Ce n’est pas très gai.
Rossini qui fut véritablement remis au pinacle des Grands avec ses opéras sérieux, tragiques et comiques depuis les années quatre-vingt du siècle dernier. Il apparaît dans cette farce fin psychologue et observateur avisé des mœurs. Et nous en sommes toujours au même parfum !
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Rêve et réalité d’une La Folle Journée dans l’ivresse et la joie !
Le Mariage de Figaro ou La Folle Journée conquit le public dès la première lecture-privée- en 1781 à la Comédie française. Joué à l’Odéon en public en 1784, la Cour fit la moue après que l’on ait tenté de l’empêcher par la censure !
Mais Beaumarchais tenait un rôle utile en de nombreux cas[1] et avait les moyens de faire jouer … le succès fut retentissant.
]]>Shakespeare s’inspira de la chronique de Raphael Holinshed pour écrire sa pièce qui fut représentée en 1600 ou 1601 au théâtre du Globe.
La première représentation de l’œuvre de Verdi sur un livret de F.Maria Piave eut lieu à La Pergola théâtre de Florence en 1847 à la période du Carnaval comme le précisait la commande faite à Verdi.
Le public reçut l’œuvre par un triomphe . L'opéra de Zurich en donne une production absolument formidable jusqu'au 7 mai.
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Ou L’école de chant
Le livret est tiré du roman de Madame de Staël 1766-1817 Corinne.
Je rappelle les origines suisses de la romancière, fille de Jacques Necker, banquier, financier genevois et ministre de Louis XVI .Elle épousa le Baron de Staël ambassadeur de Suède.
L’histoire se passe en un acte à l’auberge le Lys d’or à Plombières, ville de cure très fréquentée.
L’argument repose sur l’ attente “forcée“ d’une vingtaine de personnes ayant décidé d’un déplacement tous vers le même lieu au même instant. Reims en Champagne.
Premier personnage, la Comtesse de Folleville cliente des lieux prétend avoir perdu sa garde robe à son arrivée. Or elle est d’une grande élégance et fervente sur la Mode. On s’affole… on s’affole… L’électricité passe dans l’air !
Nous sommes en 1825, au mois de mai. Quelques curistes de la haute société présents dans l’Établissement décident soudain de se rendre au sacre de Charles X, roi de France.[1] En diligence ou en calèche…Bref il faut en être.
]]>Luigi Dallapiccola : Le Prisonnier
Bela Bartók : Le Château de Barbe Bleue
Un dimanche d’automne frisquet pour une après midi de rêve à l’opéra !
Deux pièces (une heure chacune) écrites sur la ligne de notre époque de crise.
Les deux compositeurs étant originaires par leur naissance de province de l’empire d’Autriche –Hongrie disparu en 1919 lors du Traité de Versailles.
Luigi Dallapiccola en 1904 en Istrie, devenue aujourd’hui la Croatie.
Bela Bartók En 1881 en Hongrie à Banat, là où les influences hongroises, slovaques et roumaines circulent.
Tous deux connaissent l’exil , Dallapiccola avec ses parents exilés dès la fin de la guerre de 14/18 à Graz, puis lui même s’établissant à Florence .Bela Bartók s’exile volontairement aux USA après un ultime concert à Budapest en Août 1940.. Il s’y éteint en 1945.
]]>Wotan Tomasz Konieczny et Brünnhilde Evelyn Herlitzius
La rencontre d’exception pour le Ring à Vienne
Simon Rattle à la tête de la Philharmonie
En mai se rendre à Vienne pour le Ring a des allures de vacances.
Le temps un peu brouillon joue à cache cache de soleil de jour à pluie cinglante le soir, mais l’atmosphère demeure heureuse.
Et je viens de vivre des moments d’intense, irréelle et transcendante beauté musicale et scénique. La mise en scène de Seven-Eric Bechtolf, décors de Rolf Glittenberg et Marian Glittenberg signant les costumes, parfaitement lisible nous plonge dans un voyage dont il semble que nous ne reviendrons jamais. Vienne couronner la vidéo complémentaire de Friedrich Zorn qui apporte une liberté de décors et de changements de lieux absolument remarquable.
]]>Anna Netrebko au sommet
Depuis 2011 Anna Netrebko s’est produite dans ce rôle fastueux à New York et à Vienne renouvelant à cinquante ans de distance l’éblouissement et l’étonnement né de l’interprétation brulante de Maria Callas à La Scala de Milan. Aujourd’hui parvenue à l’apogée d’une carrière sans faille, la composition d’ Anna Netrebko de cette Reine (Anna Bolena) trahie, immolée dans sa passion et sa fidélité par ce Roi d’une médiocrité absolue, atteint la perfection tant vocale que scénique. La beauté des traits, l’élégance de l’allure comme la confondante qualité d’un timbre opulent baigné lumière, d’une intensité charnelle bouleversante donne à l’auditeur le sentiment de n’avoir jamais rien entendu de comparable ! Laissons tout commentaires superflus, Anna Netrebko est une étoile dont la présence embellit tout ce qui les entoure, une artiste unique.
]]>Nouvelles incandescences…
Tristan et Isolde de Wagner appelle en nous, une intense attente peut-être insensée mais enivrante. Néophytes s’apprêtant à sauter le pas se retrouvent au même rang que le passionné à son énième “Tristan”. Car voici la partition, la plus novatrice de Wagner dans son raffinement, sa subtilité, sa force créatrice et son originalité. L’accomplissement de la “musique de l’avenir“, l’œuvre est intemporelle, comme l’Odyssée d’Homère ou le Don Quichotte de Cervantès, le théâtre de Shakespeare !
Il y a un avant Tristan et Isolde et un après.
Cet pièce demeure pour moi le flamboyant passage au paradis immanent. À La seule heure de l’horloge interne des amants celle du premier regard de l’un à l’autre embrasé.
Au Capitole voici à nouveau une réussite complète. Tristan et Isolde surgissent dans la sublime grandeur sans périphrase visuelle. L’idée générale de Nicolas Joel, laisser parler le poète musicien, a tenu l’action de bout en bout avec des chanteurs d’une qualité exceptionnelle.
]]>Avignon
Mireille de Charles Gounod
Delaissée du public “bon chic, bon genre“ de certaines époques, l’œuvre de Frédéric Mistral [1]a survécu grâce à la musique de Charles Gounod.
L’opéra composé en 1863 et joué à Paris en 1866, est soigné, d’une plume chaleureuse proche du texte original fidèle dans son esprit comme dans ses descriptions. De caractères et de mœurs. La Provence pour les parisiens de la moitié des années 1800 est encore un territoire inconnu ! Achevé en fin de séjour à Saint Rémy de Provence, non loin de Maillane où séjournait Mistral Gounod a suivi le conseil de venir sur place admirer les “fillettes “provençales après avoir connu l’Italie en un séjour fructueux.
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