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Musique,opéra à Vienne en Novembre

Traviata, Tosca et Simon Boccanegra

 

Parfois nous partons en voyage sans motif particulier.

Cela dépend de l’humeur du temps ou de la nôtre, quelque fois  des deux.

Début septembre me rendant à l’évidence que je ne  repartirai pas au soleil de la Crête pour tenter de combattre le rhumatisme sournois qui me guette, je décidais de revoir Vienne.

Vienne à laquelle je suis fidèle depuis ma  tendre jeunesse et qui me reçois  avec le même visage et la même courtoisie.

Opéra dans mon fauteuil

 

Lohengrin

Richard Wagner

 

 

Vingt ans se sont écoulés depuis que Claudio Abbado  alors au sommet de sa carrière dirigeait l’une des incursions réussies quoique hautement critiquées du ténor célébrissime Placido Domingo, aborder les rôles de Helden Tenor[1] de l’opéra allemand.

Cette production de  Lohengrin enregistrée à l’opéra de Vienne en 1990, entre  dans la légende de la représentation d’opéra filmée. Non seulement pour Domingo, abordant peut être, ce rôle à un âge un peu trop mûr ,mais pour Cheryl Studer qui en ces années 90 à leur aurore ,triomphe à juste titre dans le rôle éloquent d’Elsa. La voix de la soprano d’origine américaine est à son apogée aussi bien dans le répertoire mozartien et bel cantiste que dans ce que l’on appelle les opéras blancs de Wagner. Elle a déjà interprété tant à Munich qu’à Paris et Bayreuth, tantôt La reine de la nuit, qu’Élisabeth de Tannhäuser et nous donnera en concert par la suite, et  pour E M I une Marguerite de Faust toutes trois éblouissantes. À ces témoignages de ce que fut Cheryl Studer il faut ajouter une Lucia et une Femme sans ombre dont je vous parlerai plus tard. L’année Mozart en 91 la vit à Salzbourg éblouissante.   Dotée d’une technique et d’une pratique musicale et vocale reçue aux États unis elle s’affirmait d’   une quinte prodigieuse passant orchestre et chœurs avec une déconcertante aisance, un aigu fastueux ,élancé, d’une limpidité de cristal coloré d’or, un legato à l’aisance naturelle, un timbre prenant et de caractère et  la force irrésistible d’un souffle qui permettait à sa prononciation de passer les écarts et les détails de l’expression dont jamais la  chaleur irradiante n’était exclue. Cette étoile palit soudain après une seconde maternité sans doute un peu trop tardive, la dispute de son mari qui s’institua son agent avec un chef d’orchestre au caractère peu facile. Et Studer du jour au lendemain disparut des scènes où se “fait l’opéra“.

Elle renouvelle ici le quasi miracle de Salzbourg(1987) où elle campa une Elsa stupéfiante de douceur ;de force intérieure et de fierté  qui rappela par certains traits la Victoria de Los Angeles des années 50.

Comme un bonheur ne vient jamais seul ,Duna Vejzovics est Ortrud .Elle aussi à couper le souffle par un chant d’une stridence et d’une ampleur démoniaque qui sert un personnage à la force maléfique impressionnante .La vocalité triomphante de cette soprano dramatique n’a d’égale que la perfection de son émission absolument parfaite, on saisit tous les mots et les intentions du personnage haut en couleurs et particulièrement bien écrit par Wagner.

Placodo Domingo s’il apparaît comme lui même, déjà triophant de tout malheur !Chantant du “Domingo “,il demeure crédible en chevalier du Graal venu pour combattre l’ennemi de la pauvre Elsa accusée du meurtre de son frère . Certes il ne s’efface pas mais

 



[1]  Orthographe allemande :En français :Ténor héroïque 

Opéra de Vienne

Véronique Gens triomphe sur la première scène mondiale dans Alceste de W.P.Gluck.

 Les amateurs d’opéra ne l’ignorent plus à présent, Véronique Gens est  devenue nantaise d’adoption il y a une quinzaine d’années .

Ayant débuté sa carrière dans les arcanes du style baroque à une période où le vent de la gloire ne poussait pas tous les navires de cette nuance musicologique et musicale elle se dédie au répertoire classique.Après  Aix en Provence la production occupe  en ce mois de Novembre la scène prestigieuse de l'Opéra de Vienne. 

Barrard Lakmé à l'opéra de Montpellier
Barrard Lakmé à l'opéra de Montpellier

Lakmé à Montpellier

 

Alors que cet opéra avait  triomphé à l'opéra comique dès sa création en 1883,la vague de la musique de Wagner et de ses émules tenta de recouvrir l'opéra de caractère français! Une centaine de représentation et des reprises sur le coup au fronton des grandes maisons mondiales,dont surtout le triomphe récurrent de Lili Pons aux USA avec ce fameux Airs des Clochettes devint bien malgré l'artiste une rengaine ,ce qui contribua à provoquer des jugements péjoratifs sur l'oeuvre.

Lakmé à l'opéra de Montpellier

 

 Alors que cet opéra avait  triomphé à l'opéra comique dès sa création en 1883,la vague de la musique de Wagner et de ses émules tenta de recouvrir l'opéra de caractère français! Une centaine de représentation et des reprises sur le coup au fronton des grandes maisons mondiales,dont surtout le triomphe récurrent de Lili Pons aux USA avec ce fameux Airs des Clochettes devint bien malgré l'artiste une rengaine ,ce qui contribua à provoquer des jugements péjoratifs sur l'oeuvre.

Rienziet l'épée
Rienziet l'épée

Pour la première fois  sur scène en France  depuis plus d’un siècle :

 

Rienzi de Richard Wagner au Capitole de Toulouse 

 

Il s’agit d’un événement de taille majeur .La  représentation en scène  du Rienzi à quelques mois du début des commémorations du bi centenaire de la naissance de Richard  Wagner 1813-1883.

Le Festival de Bayreuth 2013 l’annonce dans le cadre du Festival, mais les représentations n’auront pas lieu sur la fameuse colline, mais dans une autre salle.

Il y eut au Châtelet en 2002 un concert très décevant au cours duquel seuls les auditeurs purent déceler les grandes lignes de l’œuvre, mais la distribution en était assez difficile.

Rien de tel à Toulouse .L’essentiel du grand intérêt de cette production est dans la distribution des chanteurs qui relève de l’idéal  car nous devons garder présent à notre pensée le niveau de notre époque qui ne compte pas d’immenses chanteurs comme à l’âge d’or.

Chorégies d’Orange - La Bohème de Puccini par Amalthée
Chorégies d’Orange - La Bohème de Puccini par Amalthée

Monter la Bohème de Puccini sur le plateau d’Orange avec ses 160 mètres d’ouverture est un défi.

D’autant plus risqué avec la scénographie minimale signée Emmanuelle Favre pourtant habituée des lieux.

Peu de décors  et même rien si l’on considère le troisième acte qui se déroule à la barrière d’enfer, donc un des  octrois de Paris  en plein hiver avec des figurants et les quatre personnages principaux, une action psychologique serrée qui se perd et  parfois  les voix se dispersant dans l’espace trop  vaste.

Faust en Avignon
Faust en Avignon

Faust de Charles Gounod

Faust demeure l’un des trois ou quatre opéras les plus joués dans le monde.

Le mythe goethéen qui imprégna l’imaginaire de tant de compositeurs de toutes tendances se révèle à nous comme un antidote à notre existence contemporaine voire à nos déficiences affectives.

Les amours de cette jeune fille orpheline de père dont le grand frère est un fier soldat surgissent pour faire exemple application de la doctrine de Méphistophélès : il y a une perversion et une somme de mauvais instinct en tout humain.

Onéguine Avignon
Onéguine Avignon

Eugène Oneguine de P.I..Tchaïkovski

Triomphe en  Avignon

 

L'opéra de Tchaikovskï Eugène Onéguine apparait sur la scène en 1879 ,le 29 mars,au Théâtre Maly à Saint Petersbourg.

C'est la cantatrice E.A. Lavroskaïa qui lui suggère cette oeuvre,et elle sera la créatrice du rôle de Tatiana en compagnie des élève du Conservatoire pour la création.

L'argument vient du roman de Alexandre Pouchkine qui ,quartante années plus tôt avait succombé au cours d'un duel.

Tchaïkovski se replonge dans le roman sans très grande conviction...Mais le livre refermé il commence à en écrire une ébauche de partition.

Cependant un incident coupe son inspiration et la rédaction de la pièce.Pris par un désir de paraître respectable il se marie le 6 juillet avec une élève,Antonia Miloukova.

Opéra Carmen à Avignon
Opéra Carmen à Avignon

Carmen en Avignon.
Ballade pour un mélomane


Alain Guingal danse avec l’orchestre !
Tandis que Nadine Duffaut attaque de front !

Pour sa dernière production de la saison l’opéra d’Avignon reprenait la production signée par Nadine Duffaut et quelque peu réinventée de celles d’Orange et donnée en ce même théâtre d’Avignon il y a quelques années. Refonte totale  dans le ton du misérabilisme.

Eugène Onegin de Tchaïkovski: Somptueuse Soirée russe à Lucerne
Eugène Onegin de Tchaïkovski: Somptueuse Soirée russe à Lucerne

Moins de un an après la visite du Bolchoï, Marris Jansons dirige en concert l’opéra le plus aimé de Tchaïkovski, l’incomparable Eugène Onegin.

Sans doute le pari de donner cette pièce d’une théâtralité puissante sans décors,mais avec une distribution vocale et musicale exceptionnelle, s’avère-t-il garant de sa validité et de sa véracité d‘expression.

Car rarement une partition à nue n’influe autant sur l’auditoire.

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Hélène Cadouin dite "AMALTHÉE"

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