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Catherine  Foster, Brunnhilde, triomphe absolu à Bayreuth

 

Les dernières représentations du Ring [1]de Richard Wagner,  sous le règne de la mise en scène, acérée,  sulfureuse, ravageuse et hurlante de pessimisme réaliste  de Frank  Castorf ont pris fin sur un triomphe absolu. Certes la  piteuse flambée d’un baril de pétrole (Or noir aujourd’hui pour Or jaune d’hier) tandis que le Walhalla (Bourse de New York) prospère en continu, oblige à  convenir de la perspicacité  de l’ensemble de la production. Tout comme les crocodiles  (emblème du capitalisme dévoyé) qui rampent de la Fontaine de l ’“Alexander Platz“ à Berlin parlent  fort et percutent notre pensée confortablement endormie par les“ loisirs organisés “ et autre pièges pour naïfs, pour que l’on saisisse enfin combien  Castorf est  homme d’amour et de réflexion,  par sa façon de crier  violente, ironique  et sans détour !

 

Polémiques nombreuses ont parsemé les cinq crûs depuis  2013. Mais également  adhésions, aux réflexions de  Castorf sur les directions politiques parfois obsessionnelles de certaines Nations en ce moment. Castorf  dérange et avertit des incohérences de notre monde. Richesse impudique de certaines élites et pauvreté en augmentation constante voire exponentielle pour d’autres,  comme subsidiaires  améliorations  de vie, en réalité  décalées qui mènent le monde à sa perte !

Chorégies d’Orange

10 Juillet

 

Mauvais garçon charmeur avec Bryn Terfel

 

Bryn Terfel  en concert  le 10 Juillet avait choisi des extraits des opéras français, Italiens et allemands, Elisir d’Amor, Mephistofele  (Boïto), Faust (Gounod), Freischütz (Weber), Tosca (Puccini), le credo de Jago de l’Otello de Verdi, un chant de Mack venu de l’Opéra de Quat ‘sous de Weil puis Wagner avec le Hollandais et  Wotan dont  Les Adieux à Brunnhilde.

Bryn Terfel interprète souvent  les rôles de “bad boys“. Les “méchants“ ou bien encore ceux qui ne se laissent pas leurrer et parfois conduisent les autres à leur perte comme Jago dans Otello et Mephistofele, également son double français chez Gounod.

Chorégies d’Orange

11 Juillet

Rigoletto de Verdi

 

Il fallait assister à ce Rigoletto, sans doute le dernier de Leo Nucci   qui, à 74 ans  a tenu la scène de bout en bout avec panache. Certes le timbre et les attaques ne sont plus les mêmes , mais le chant passe encore l’orchestre avec résonnance et  le “Bouffon“ possède toujours cette rage intérieure communicative qui bouleverse  et cette tendresse immense. Belle représentation de caractère  et bel “au revoir“ à un artiste que nous avons toujours su aimer et admirer.

arbre et personnage
arbre et personnage

Festival de Pâques de Salzbourg

 

Une photographie est un souvenir en hibernation qui nie l'écoulement du temps.”[1]

Première vue.

Émotion ou Nostalgie ? La restitution en forme de reprise de la production du Festival de Pâques de Salzbourg (1967) fut signée Herbert von Karajan.

De 1967 à 1989 Karajan le dirigea. Après sa disparition[2], intermède de G.Solti et direction de Claudio Abbado et Simon Rattle [3]. Ces deux derniers directeurs de l’Orchestre Philharmonique de Berlin qui assura tous les festivals de 1967 à 2012.

Sur le sujet infiniment national et local, une exposition pingre et chiche pseudo-historique. Orientée sur les quelques années dont les organisateurs se souviennent. Coupures de Presse… le film de Reichenbach, entretiens de diverses radios, au moment de la création du festival

Chorégies D'Orange : La Traviata
Chorégies D'Orange : La Traviata

La Traviata de Verdi  

 Nous avons un peu joué à cache cache !

Alors que l’on annonçait Diana Damrau dans le rôle de Violetta et nous en étions ravi…

C’est à nouveau Emonela Jaho qui tint ce rôle titre après sa performance dans Butterfly sur cette même scène fin Juillet.

J’avais entendu et vu cette cantatrice à Vienne, dans le même rôle de Traviata, dans une mise en scène catastrophe qui ne la mettait pas en valeur. La voix m’avait semblée trop légère pour ce rôle et le jeu très sophistiqué.

Je ne reviens pas sur cette appréciation. Car malgré toute la mise en beauté de la dame due à  de la mise en scène, le premier acte nous a révélé une voix bien lente, appliquée, peu passionnée et sans véritable gaine ni portamento.

Chorégies D'Orange - Madama Butterfly de Puccini au théâtre Antique
Chorégies D'Orange - Madama Butterfly de Puccini au théâtre Antique

Madama Butterfly de Puccini au théâtre Antique

 Il serait désobligeant de dire, même  sur le mode plaisant, que Giacomo Puccini fit de l’amour des femmes de l’affliction, du désespoir dont elles le payent,   sa marque de fabrique !

Cet homme  à la beauté racée, au caractère profondément aimable montre dans ses œuvres un caractère puissant absent de préjugés dénonçant avec  justesse et acuité psychologique  les avatars d’une société hypocrite où le mépris “petit bourgeois catho“ pour toute créature hors de certaines normes établies, faisait des ravages. Pas de “plaidoyer“ démonstratif ou agressif. 

Avec un insistant regard vers Ludwig van Beethoven, sa colossale Missa Solemnis  et son Triple Concerto, le rappel de Carl Maria von Weber dont il faudrait penser à monter le Freischütz , la huitième symphonie  de Hans Werner Henze qui a quelque peu allégé la salle  nous avons aussi revisité   Romeo und Julietta de Tchaïkovsky, et écouté Les Préludesde Franz Liszt  revenus sur la scène après quelques longues années d’oubli[1].

La Missa Solemnis donnée le Vendredi Saint dirigé par C.Thielemann  à la tête de l’Orchestre  de Dresde se déploya  grandiose et pure. Pièce incomparable du répertoire sacré-à la hauteur de la Messe en Si de Bach -  composée par Beethoven entre 1818 et 1823.

Ballade pour un mélomane

Salzbourg au Balcon

 Un festival en cache un autre !

Cinquante ans après sa fondation ce Festival à encore sa place dans le paysage européen ne serait-ce que par la date. Mais  on doute de la poursuite du projet dans   l’originalité du caractère premier imprimé par Karajan.

L’actuel directeur appelé en 2012  pour œuvrer dès  2013  Christian Thielemannsuit une ligne plus  souple qu’ Abbado et Rattle avaient considérablement infléchie, néanmoins  nous en sommes rendus à un Festival bis de  l’été.

La présence du plus antique orchestre d’Allemagne pour ne pas dire d’Europe : Saatskapelle Dresden[1] assouplit l’atmosphère de sa présence. Lyrisme et poésie, style “Mittel Europa“   en échange de la “Rolls“ orchestrale de Berlin !  Désir de briller pour briller surmonté  et  du cœur à cœur dans le sentiment de partage.

Tristan et Isolde au placard !

Une mise en scène blafarde aveugle le talent des acteurs chanteurs.

 Nous l’attendions dans cette affaire !

Où plutôt nous savions quelle soupe elle nous servirait !

Madame Katarina Wagner arrière petite fille du compositeur par Wolfgang son père, se pique de mise en scène depuis vingt ans. Ce n’est plus une gamine loin de là mais son travail quel qu’il soit demeure toujours inabouti s’effilochant sans véritablement signifier une idée ou une opinion défendable.

 Ce fut un pari ! Un peu comme une histoire à laquelle on croit mais dont on se dit qu’elle est un peu  “Fadade“ comme aventure !

Lorsque Paul Onoratini alors maire de La Roque d’Anthéron[1] invita les quelques maires du voisinage dont Lauris et Cadenet de l’autre côté de la Durance, Rognes au nord d’Aix et Salon de Provence  pour leur raconter qu’il envisageait de créer avec un jeune homme de trente ans, René Martin, un Festival de Piano nous restâmes bouche bée.

 

Kate Aldrich et Jonas Kauffmann

Brûlants amants, brûlants talents

Amants brûlés !

 

 C’est avec Aïda le plus joué au monde cet opéra !

Carmen il est temps encore !

Carmen belle et ravageuse. Mante religieuse qui balaye tout caractère faible ! Libre ! Violente de passion et d’orgueil qui meurt pour ne pas céder à la vindicte d’une époque qui fut longue. Longue et ardue pour les femmes sans fortune et sans rang !

Orange pour la cinquième fois du mandat du très avisé[1] directeur artistique Raymond Duffaut nous offrait un nouveau plateau, de nouvelles voix et une conception complètement renversante de la pièce de Meilhac et Halevy, musique de Georges Bizet.

J’adhère complètement à la pensée de Nietzsche : cet opéra est magnifique.

Et la réalisation à laquelle nous avons assisté fut à la hauteur du chef d’œuvre.

Car Louis Désiré le metteur en scène  part à rebrousse poil de tous les réalisateurs qui l’ont précédé.

Festival de Lucerne : Entre pluie et soleil

 Les enfants terribles de la musique baroque .

  Le clou de ce festival de la semaine, celle d’avant le dimanche des Rameaux, aurait pu être soit la Messe en (H moll) Si de J.S.Bach, soit les deux concerts de l’Orchestre de Bavière dirigés par le très charismatique Marris Jansons.

Mais les habitudes finissent  par déranger, le plaisir de la musique se fait routinier et l’on se dit que l’on entend la même chose depuis des lustres.

La découverte de Teodor Currentzis et de MusicAeterna a déplacé le centre d'intérêt du Festival pour quelques rares instant de pur bonheur .

Les Concerts

Le Requiem de G.Verdi transporte l’âme et l’esprit. Le texte rituel de la prière pour les défunt  est  ici magnifié, porté à l’extrême de la capacité vocale des chœurs et des solistes,  au delà de la convention liturgique et humaine. Le pendant de la Neuvième de Beethoven .L’art de la représentation lyrique et musical  au service du Grand Créateur ! Et si l’au delà existe !? Pourquoi pas le porter aux cieux tout de suite.

Christian Thielemann a lancé la grandiose phalange  de Dresde et le Chœur de la Bayerische Rundfunk  avec une maîtrise absolue.

Fidélité au style, exactitude des tempi , plans sonores  parfaitement en place .Les détails et toutes les délicatesses révélées dans la fulgurance de la partition, chaque groupe de voix,  chaque soliste  à la fois dégagé de la masse et pourtant pris  par un élan irrésistible atteignant l’au delà de l’écoute. L’auditoire  saisi d’admiration, vaincu par l’émotion et la beauté de tels instants demeura plongé dans un silence palpable.

Jonas Kaufmann

Au pinacle !    

Cavaleria Rusticana et Pagliacci

À la MGM !

 La perspective de monter Cavaleria Rusticana de Pietro Mascagni[1]et Pagliacci de Ruggero  Leoncavallo au très distingué Festival de Pâques de Salzbourg ne manqua pas de suffoquer  certains habitués!

La présence du ténor Jonas Kaufmann en Turiddu et Canio a changé la face des habitudes!

La manifestation créée par Herbert von Karajan afin de mettre en application ses idées scénographiques et musicales pour  les œuvres de Richard Wagner devait  évoluer sous la main même de son fondateur. Certes. Non seulement  nul n’est éternel, et en son temps il délaissa le grand Richard pour d’autres compositeurs dès le début des années 80.

Leif Ove Andsnes et Rudolf Buchbinder

Beethoven et Schubert

  Le festival en réalité commence avec Leif Ove Andsnes qui en deux concerts dirigeants l’orchestre de Mahler  de son piano, les cinq concertos de Ludwig van Beethoven.  Une épopée en deux journées d’une intensité souveraine. Les numéros 2, 3,4 en premier lieu et le premier couplé avec le somptueux cinquième.

Cela fait partie de sa tournée et de ses enregistrements en cours et futures.

Une Intégrale rare. Le cheminement de ce pianiste dont la pensée est totalement investie nous restitue de manière naturelle et remarquable l’adresse technique, la virtuosité visionnaire et la profonde reconnaissance à Mozart et Haydn du grand Ludwig van Beethoven.

Festival de Pâques de Salzbourg

 La ville de Mozart reçoit Richard Strauss

 Bienvenu à Salzbourg le plus célèbre compositeur du XX eme siècle  Richard Strauss dont on pourrait retrouver les visites dans le temps avec un peu de recherche ,fut omniprésent par ses œuvres  jouées ici un nombre presque incalculable  de fois.

L'année 2014 verra un grand nombre de festivités pour le cent cinquantième anniversaire de la naissance,particulièrement à Munich sa ville natale , Dresden dont un certain nombre de ses œuvres furent créés et Salzbourg .

Ici son ami le chef d'orchestre Karl Bôhm dirigea en 1979 pour ses quatre vingt-cinq ans une inoubliable Ariane à Naxos Ave la toute jeune Édita Gruberova .

Le concert du 17 avril dédié à la mémoire du chef Herbert von Karajan fondateur du Festival de Pâques nous rappelle que la grande salle du Palais des Festivals de Salzbourg[1]fut inaugurée par une représentation du Chevalier à la rose de Strauss avec madame Elisabeth Schwarzkopf en Maréchale et Karajan au pupitre.[2]

Le chef d'orchestre qui dirigea de 1954 à sa mort en 1989 la philharmonie de Berlin était natif de Salzbourg.Un printemps estival à préparé la ville de Mozart et le soleil fut présent jusqu'à la soirée du lundi .Les monts alentours encore blancs comme la Salzach coulant plus vert amande que possible nous assurent le petit vent frais sans lequel Salzbourg ne serait pas la cité des courants d'airs. Nous revêtons tout de même un imperméable en cas de surprise à la sortie des concerts.

On retrouve en place les calèches et leurs cochers ,les peintres et aquarellistes et la file de touristes accédant par un superbe ascenseur à la forteresse.

La ville de Mozart reçoit Richard Strauss

Arabella

Deux  concerts et un opéra suivent, celui dont je vous parlais la semaine dernière, ils continuent la tradition de ce festival en deux cycles.

Semaine des Rameaux (1)et semaine de Pâques (2).

Christian Thielemann choisit le Also sprach Zarathoustra (Ainsi parla  Zarathoustra) pour son second concert avec en entrée de jeu Maurizio Pollini dans le célèbre et merveilleux Concerto pour piano et orchestre de Mozart K 467 numéro 21. En do majeur, avec son second mouvement enveloppant, nostalgique et fugace, sa douceur intemporelle dont Olivier Messiaen disait que la mélodie en était la plus belle de Mozart.

Karajan [1]lors de son Grand Échiquier [2]tint à jouer lui-même cette partie au piano   aux côté des musiciens de la philharmonie de Berlin.        

Œuvre   nous vient de 1785, une année avant les Noces de Figaro, fut créé par Mozart au clavier pour le public du Burgthéâter.

Chorégies d’Orange

Otello de Giuseppe Verdi

 Balayé par les promesses de  pluie et d’orages mises à exécution sur les coups de neuf heures, la représentation du 2 août fut reportée au lendemain.

Un pari très  réussi sur le plan visuel  et musical. Le film réalisé pour France 2 est  d’une très belle qualité dans sa captation et sa reproduction de la représentation. Lumières et décors pris avec soin afin que le téléspectateur entre avec naturel au cœur du drame sans être gène par la différence non négligeable que crée l’écran. Détails gestuels individuels et  mouvements de foule habilement saisis aux moments opportuns,  avec des angles d’approche parfaits et des vues générales amples et cependant précises.

Et d’entrée de jeu  sur le plan de l’interprétation musicale, applaudissons   l’Orchestre Philharmonique de Radio France qui une fois encore s’est montré d’une rare magnificence. Inutile d’entrer dans le détail des  cordes et de solistes instrumentaux ! À  chacun et à tous  les pupitres il faut déposer un bouquet de fleurs !

Festval de Piano de La Roque d’Anthéron    Abdel Rahman El Bacha

 Les préludes en 24 Tonalités

Bach, Chopin, Rachmaninov

 Les chants de  liberté et d’ l’émerveillement

 La magie de la curiosité nous a fait nous nous presser très nombreux à la soirée de la Nuit du Piano du  22 juillet. Au cours  laquelle, en trois épisodes 20, 21h30 et 23 heures le très inspiré Abdel Rahman El Bacha , familier de défis d’interprétation choisis et originaux , nous a embarqués dans l’aventure des tonalités.

Dans l’ordre à partir de Ut (Do), majeur et mineur ; dièse et bémol pour les notes concernées.

Le tempérament ? La tonalité ? Pourquoi  et comment entendre ces 24 tonalités se demandent certains mélomanes ? Il est permis lorsque l’on n’en est  pas instruit de manière  avancée en solfège, ou en a oublié une part, de se trouver un peu gèné pour apprécier.

Sachons qu’il n’existe pas de véritable explication rationnelle pour le phénomène. Et que certains musicologues s’opposent encore à leur donner un sens émotionnel ou spirituel.

Pour le commun des mortels il est admis de constater que : dans l’accord tempéré, les 24 tonalités majeures et mineures se composent de notes correspondantes, entre lesquelles règnent les mêmes rapports fluctuants.[1]

Au départ de l’événement de ce concert  unissant par ces liens trois compositeurs et leurs œuvres du même style,  sous les doigts et dans la tête du pianiste, il s’agit de l’opus didactique et fécond du Père de la musique : Johan Sebastian Bach 1685-1750 et de son  Wohltemperierte Klavier: clavier bien tempéré.

Les Carmina Burana aux Chorégies d’Orange

L’émerveillement inattendu !

 Je règnerai, Je règne, J'ai régné, Je suis sans règne[1]

Époustouflante réalisation  des Carmina Burana  aux Chorégies d’Orange cette année. Le public a fait une ovation à tous les participants de cette production d’une qualité absolument exceptionnelle par tous ses éléments.

Nous savons que le compositeur Carl Orff composa entre 1935-1936 d’après les textes  des Chants de Buren  du monastère bénédictin en Thuringe.

La Roue de la Fortune et ses états, se trouvent à l’origine de 24 chants profanes dont l’inspiration tient de la nature,  des plaisirs et  des sensations comme des différentes phases de la vie humaine et naturelle.

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Hélène Cadouin dite "AMALTHÉE"

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