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La Zarzuela à l’honneur à Toulouse

Dona Francisquita

 La Zarzuela nait au nord de Madrid au Palais éponyme [1] au XVIIe siècle. Ce très joli bâtiment conçu par l’architecte Juan Gomez de Mora date de 1638, il est aujourd’hui réservé à la famille royale.

S’y déroulèrent les premières fêtes champêtres destinées à concurrencer l’opéra italien genre alors montant en Europe. Pedro Calderon célèbre librettiste en fut l’initiateur.

Reprenant ainsi à partir de pièces entièrement chantées (1622,1627)  dont le poète Lope de Vega avait  fait l’essai en collaboration de quelque musicien aujourd’hui plutôt oublié tel Juan Hidalgo (1614-1685) ou bien Juan de Navas(1647-1709).

Si la parenté avec l’opéra comique français, né vers 1840 peut s’établir en partie, le genre est typiquement ibérique et compte pas

 Nouvelles incandescences 

Tristan et Isolde de Wagner appelle en nous, une intense attente peut-être insensée mais enivrante. Néophytes s’apprêtant à sauter le pas  se retrouvent  au même rang que le passionné à son énième “Tristan”. Car voici la partition, la plus  novatrice de Wagner dans son raffinement, sa subtilité, sa force créatrice et son originalité. L’accomplissement de la “musique de l’avenir“, l’œuvre est intemporelle, comme l’Odyssée d’Homère ou le Don Quichotte de Cervantès, le théâtre de Shakespeare !

Il y a un avant Tristan et Isolde et un après.

Cet pièce demeure pour moi le flamboyant  passage au paradis immanent. À La seule heure de l’horloge interne des amants  celle du premier regard de  l’un à l’autre embrasé.

Au Capitole  voici à nouveau une réussite complète. Tristan et Isolde surgissent dans la sublime grandeur sans périphrase visuelle. L’idée générale de Nicolas Joel, laisser parler le poète musicien, a tenu l’action de bout en bout avec des chanteurs d’une qualité exceptionnelle.

Avignon

Mireille de Charles Gounod

Delaissée du public “bon chic, bon genre“ de certaines époques, l’œuvre de Frédéric Mistral [1]a survécu grâce à la musique de Charles Gounod.

L’opéra  composé en 1863  et joué à Paris en 1866, est soigné, d’une plume chaleureuse  proche du texte  original fidèle dans son esprit comme dans ses descriptions. De caractères et de mœurs. La Provence pour les parisiens de la moitié des années 1800 est encore un territoire inconnu !   Achevé en fin de séjour à Saint Rémy de Provence, non loin de Maillane où séjournait Mistral  Gounod a suivi le conseil  de venir sur place admirer les “fillettes “provençales après avoir connu l’Italie en un séjour fructueux.

La Femme sans ombre

De Richard Strauss Opéra de Zurich 

 En cette fin novembre sans neige, un léger vent parcours les lacs suisses en ébouriffant le plumage des cygnes. Les poules d’eau jouent à cache -cache ! Le soleil égaye les roseaux  parsemés de nids, les magnolias  abandonnent leurs feuilles dans les replis des rives douces tandis que les bateaux tournent encore sur les eaux grises et moirées projetant des ombres à peine distinctes. On n’en rentre pas moins à l’opéra sur les coups de 14 heures en ce premier dimanche de l’Avent !

La Femme sans ombre de Richard Strauss pourrait se dérouler au bord d’un lac de montagne. Ce serait un soulagement pour le spectateur 2014 qui se laisserait alors aller à ce rêve d’outre monde visible dans lequel les enfants et les hommes côtoieraient les magiciens et les fées.

Car de la Flûte enchantée de Mozart à cette histoire à facettes, le lien d’inspiration selon Hofmannsthal et Strauss [1] eux-mêmes est avéré.

Quatre personnages. La fille du Roi des Esprits, Femme sans ombre, extra- terrestre  et épouse de l’Empereur des Îles du Sud est. l’Empereur qui sera pétrifié dans trois jours si la Dame ne trouve pas d’ombre-donc d’humanité et de capacité à enfanter-un teinturier Barak , homme désargenté et bonhomme [2]s’il n’était affublé d’une fratrie criarde. Son épouse, acariâtre à force de ne pas pouvoir rêver, se sortir du quotidien…En elle réside la rancœur de ceux qui n’ont de temps que pour le travail et point pour l’amour et le rêve.

Toulouse 

Un Bal Masqué de Giuseppe Verdi

Le théâtre est masqué. Sinon pas de théâtre.

Riccardo (Ténor), gouverneur de Boston a pour ami et conseiller (Renato) Baryton époux d’Amelia. Riccardo et Amelia s’aiment. Secrètement.

Le peuple aime son souverain, calme et entente régent en ces lieux. Nulle idée politique dans cette pièce comme ne l’affirme Verdi. Oscar est le Page de Riccardo il est chanté par un soprano féminin. Des conspirateurs  projettent l’assassinat de  Riccardo. Ulrica est une pythonisse, d’origine tzigane probablement, qui prédit l’avenir, elle a bonne réputation et nombreux sont ceux qui lui rendent visite. Mais elle gène terriblement les corps établis comme l’Église et les tenants de la bonne  société. Les conspirateurs  refusent tout changement dans l’ordre établi.

Maria Stuarda

Opéra de Donizetti

Une grande première au Met

 La soprano américaine Joyce di Donato au sommet de son talent nous offre une interprétation prise sur le vif qui la rend inoubliable et incomparable.

Paru chez Erato en début d’année.Un superbe DVD qui fait date dans l'interprétation du rôle titre mais également de la production de l'oeuvre ainsi entrée au répertoire du Met

Les Carmina Burana aux Chorégies d’Orange

L’émerveillement inattendu !

 

Je règnerai, Je règne, J'ai régné, Je suis sans règne[1]

 

 

 

Époustouflante réalisation  des Carmina Burana  aux Chorégies d’Orange cette année. Le public a fait une ovation à tous les participants de cette production d’une qualité absolument exceptionnelle par tous ses éléments.

Nous savons que le compositeur Carl Orff composa entre 1935-1936 d’après les textes  des Chants de Buren  du monastère bénédictin en Thuringe.

La Roue de la Fortune et ses états, se trouvent à l’origine de 24 chants profanes dont l’inspiration tient de la nature,  des plaisirs et  des sensations comme des différentes phases de la vie humaine et naturelle.

Le premier chant étant repris en dernière place afin de constituer une somptueuse coda chantée par les chœurs. Cinq parties avec des solis pour Soprano, ténor haute contre et baryton.

O Fortuna Imperatrix Mundi O Fortuna Imperatrix Mundi

Primo vere

In Taberna [Dans la taverne : chansons à boire et satiriques]

 Cour d'amours [Chansons érotiques]

Blanchefleur et Hélène

Les spectateurs venus nombreux et quelques jours après ceux  de la chaîne ARTE s’attendirent à un concert tout simplement classique.

Une surprise les attendait. Avec une  dimension visuelle de tout premier ordre, alliant la couleur et la lumière intérieure que l’art du vitrail créa au moyen âge ; la perception de la lumière au travers de nos rêves.

Nous le devons à  un  complice Philippe Druillet[2] a mis au point un défilé d’images projetées et articulées  sur le mur géant du théâtre antique et ces images fortement inspirées de l’Orient, mais aussi des peintures de Jérôme Bosch, [3] ont créé une atmosphère captivante dès les premières secondes et l’ envoutement  entoura le public et les interprètes d’un  nuage magique dynamisant l’harmonie de la musique, ses voix et des images d’un univers infini. La magie ésotérique opère dès les premières mesures  et cette Cantate  apparut comme un monde interstellaire dans lequel les interprètes nous projetèrent à leur suite  au cours cette heure idéale.

 

Le chef d’orchestre Fayçal Karoui fringant d’allure, d’une attention aigüe et passionnée, déployant  l’excellence du geste, la justesse des rythmes dans son incessante versatilité, distille  l’expression de cette œuvre de tout son être avec un charme et une habileté suprême  à la tête de  l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, les Chœurs de l’Orfeon de Pampelonès et les Maîtrises des Bouches du Rhône et les Chœurs de l’opéra du grand théâtre d’Avignon. Animé de l’énergie d’une jeunesse  jaillissante il  fait aboutir cette interprétation inspirée comme une fresque grandiose  et la rend intemporelle et   inoubliable.

Les Carmina Burana ne sont plus cette suite de chants profanes déclamés en langue latine, vieil allemand et vieux français  d’une noble manière un peu statique malgré leurs poésie prenante, mais  nous signifient jusqu’à la possession omniprésente que nos chances et nos misères alternent en un monde où se côtoient le Bien et le Malla Beauté et la Laideur, l’Amour fou et l’Amour dérisoire ! Et la haine, la sottise et le vulgaire etc. Et  ce monde même à l’échelle de nos désirs fous de tendresse et d’oubli comme de débordement et de sagesse nous envahi malgré nous pour notre plus grande joie.

 L’enchantement devant le mur  d’Auguste et les gradins du théâtre antique aura rarement été aussi fabuleux .Je dirais que la brièveté de l’œuvre ainsi présentée ajoute au fantastique expression de cette réalisation absolument parfaite. Et c’est un bonheur redoublé car nous avons pu l’enregistrer !

L’orchestre  national de Bordeaux Aquitaine a montré qu’il était l’une des plus belles phalanges européennes .Par la souplesse et le dynamisme de ses cordes, leurs couleurs chamarrées, la justesse et la virtuosité naturelle de ses bois, l’éclat triomphant et dans le focal de ses cuivres. Mais aussi par cet art du phrasé et le ressort de son souffle.

Trois solistes en première ligne, la soprano colorature allemande  Julia Bauer, le baryton  argentin Armando Noguera et le ténor Haute contre Max Emanuel Censic. Tous les trois ont véritablement intégré cette partition heureuse pour de si bons chanteurs. Ma préférence ira à Julia Bauer dont la virtuosité pyrotechnique d’une aisance et d’une assurance à tous égards surprenante n’empêche l’intelligence et la grâce de la déclamation lyrique. La qualité du timbre et la largeur et la gaine vocale comme la fiabilité technique allant de pair Cette cantatrice assumant le rôle de Zerbinetta dans l’Ariane de Strauss, montre ici dans ses chants d’une envolée céleste  d’une grâce  angélique et d’une force d’expression idéales. Armando Noguera , style sobre et adéquat , sûr avec la partition  se qualifie par une diction accomplie et une adéquation musicale remarquable ; ici parfaitement soutenu et accompagné par Fayçal Karoui , sa prestation vaut cent fois ce qu’il a donné dans le Barbier [4]. Max-Emanuel Censic  demeure le véritable contre ténor d’excellence au timbre naturel et parfaitement juste il ajoute une musicalité sans faute et un phrasé de comédien.

Les chœurs de l’Orfeon de Pampelonès tout comme ceux d’Avignon dynamisés et soutenus par   Fayçal Karoui  ont  donné à cette interprétation le juste équilibre et la profondeur de l’expression universelle de cette œuvre. Harmonie des timbres et respect  des départ et des arrêts sans faute ; ils ont fait corps avec l’œuvre et avec le chef d’une manière parfaite.

Voici une soirée inattendue et merveilleuse. Un grand moment pour les Chorégies pour ces artistes qui ont véritablement et visiblement  éprouvé un grand plaisir à cette interprétation à laquelle rien ne manquait.

Amalthée

17 juillet

Et sur ARTE



[1]  Regnabo, Regno, Regnavi, Sum sine regno phrase d’accompagnement de la roue de la fortune située sur la première page du manuscrit

[2] auteur dessinateur des bandes dessinées de science-fiction

[3] Choix absolument personnel

[4] opéra de Lille(il  prend des libertés avec Rossini )et Orange (le concert)

Année Richard Strauss

Daphné au  Capitole de Toulouse

 Une bien belle  après midi  nous attendait au Capitole de Toulouse  en ce dernier dimanche de Juin.

L’opéra en un acte Daphné ne fréquente pas beaucoup les théâtres lyriques. Treizième ouvrage lyrique du compositeur qui est alors dans sa Soixante quinzième année et en pleine gloire, ce fut le jeune chef autrichien Karl Bohm qui en dirigea la Première.

Il est vrai que cette Tragédie bucolique écrite par Strauss entre 1936 et 1937 et représentée en Octobre 1938  à Dresde ne ressemble pas  beaucoup aux autres pièces du compositeur. Mais l’Amour de Danaé et Friedenstag non plus !

Inspirée des personnages de la mythologie grecque Apollon et Daphné dont Théodore Chasseriaux fit une évocation picturale mémorable[1], le livret fut écrit par de Joseph Gregor .

Brièvement, l’amour d’Apollon pour la nymphe Daphné ne peut aboutir car la belle, d’une grande beauté est chaste par nature. Elle sera transformée selon la légende rapportée dans ses Métamorphose par Ovide, en Laurier.

Opéra de Zurich

Giacomo Puccini

La Fanciulla del West

C’est à New York en 1910 qu’Arturo Toscanini lève la baguette sur la Première de l’opéra du compositeur G. Puccini La Fanciulla del West.

Enrico Caruso assurant le rôle, peu lyrique, de Johnson alias le bandit Ramirez et Emmi Destin celui de Minnie, la petite sœur ou mère, sorte de sainte laïque des gros bras chercheurs d’or de la Californie en instance de gloire et de richesse.

Le succès fut de grande ampleur, auprès des spectateurs  habitués du Metropolitan opéra  dont une large partie est d’origine italienne, mais également de par l’origine de la pièce de David Belasco alors le dramaturge le plus célèbre de la Californie et de New York où plus de cent œuvres de lui furent jouées.

Toulouse

Les deux Foscari de Giuseppe Verdi

Surprise et découverte magnifiques !

 

Le doge Francesco Foscari demeura à la tête de la République aristocratique de Venise trente quatre ans. Son superbe monument funéraire en l’Église Santa Maria dei Frari de la ville, évoque gloire et son importance dans la lignée des souverains vénitiens.

D’autres témoignages picturaux   rappellent que le personnage eut un règne tourmenté. En effet élu pour ses qualités d’homme d’action et  il fut élu alors qu’une autre famille, celle des Loredano comptait prendre la place.

Honneur à la tragédie lyrique française

Tancrède de André Campra

 Sous l’égide de Musique baroque en Avignon le théâtre du Grand Avignona repris  la  tragédie lyrique du compositeur originaire d’Aix en Provence André Campra 1660-1744.

Cette reprise d’une partition aux sublimes accents lyriques écrite sur le texte de Antoine Danchet rappelle par une facture digne d’un héritier de Racine que nous sommes encore à la belle époque classique. Si l’argument est tiré de la Jérusalem délivrée écrit par Le Tasse en 1512 d’après L’Arioste, le texte du livret coule en vers comme dans le grand style classique français digne des Comédiens du fameux théâtre.

Manon  de Massenet à  Toulouse.

 Natalie Dessay: Non pas adieu à l’opéra!

Mais au revoir?

            La soprano française sera en tournée avec le compositeur  Michel Legrand  dès fin Octobre. Un répertoire de musique de variété qui la conduira  vers Les  Parapluies de Cherbourg. Elle a ainsi  fermé pour "congés ? sa carrière de cantatrice classique de soprano léger qu’elle suivit depuis 1990. Date à laquelle elle débuta à Toulouse, pour gagner en 1991, le Concours Mozart de la ville de Vienne (Autriche) pour le bicentenaire du compositeur.

Qui n ‘a pas chanté ou chantonné  « Adieu notre petite table », ne connaît pas l’opéra de Massenet, du moins  le style Massenet !

Un air. Un air avec toute sa nostalgie chargée à plein de larmes douces amères. Massenet dans cette longue pérégrination lyrique, son troisième  succès,

Don Carlo au Capitole de Toulouse

 

Un orchestre en grande forme, un chef tendu d’émotion et dévoué à l’œuvre. De très grands chanteurs. Le succès au rendez-vous de cette fin de saison 2012 :2013.

Opéra d’Avignon

 Roméo et Juliette de Charles Gounod

Sonya Yoncheva, l'éblouissante  Juliette 

Cela se passe dans une bibliothèque de style Victorien. Un escalier légèrement centré sur la gauche sert de balcon .Les rayonnages rappellent que la littérature anticipe la musique depuis la nuit des temps de l’opéra.

Capitole de Toulouse

Don Pasquale de Donizetti

 

Ce Dramma buffo fut créé au Théâtre des Italiens à Paris en Janvier 1843.

Le librettiste Michele Accorsi s’inspira de l’École des femmes de Molière et du Barbier de Séville de Beaumarchais.

Cependant il ne faut pas confondre Dramma Buffo et opéra buffa.Ici la farce est mesurée aux nécessités objective : Ernesto et Norina souhaitent se marier dans des conditions valables sans rupture avec l’esprit du temps. Et l’on ne cherche nullement à tourner en ridicule tel ou tel personnage, nous sommes dans une société de gens  dénués de complexe et peu soucieux de se détourner d’une existence  pondérée et facile.

La belle Hélène  de Jacques Offenbach

à Toulouse

 

 Le Capitole de Toulouse comme l’opéra de Montpellier et celui d’Avignon ont programmé  une opérette pour les fêtes de fin d’année. Ils jouent à guichets fermés et le triomphe de la Belle Hélène de Jacques Offenbach au Capitole dépasse les espérances d’une simple distraction de fin d’année.

Musique,opéra à Vienne en Novembre

Traviata, Tosca et Simon Boccanegra

 

Parfois nous partons en voyage sans motif particulier.

Cela dépend de l’humeur du temps ou de la nôtre, quelque fois  des deux.

Début septembre me rendant à l’évidence que je ne  repartirai pas au soleil de la Crête pour tenter de combattre le rhumatisme sournois qui me guette, je décidais de revoir Vienne.

Vienne à laquelle je suis fidèle depuis ma  tendre jeunesse et qui me reçois  avec le même visage et la même courtoisie.

Opéra dans mon fauteuil

 

Lohengrin

Richard Wagner

 

 

Vingt ans se sont écoulés depuis que Claudio Abbado  alors au sommet de sa carrière dirigeait l’une des incursions réussies quoique hautement critiquées du ténor célébrissime Placido Domingo, aborder les rôles de Helden Tenor[1] de l’opéra allemand.

Cette production de  Lohengrin enregistrée à l’opéra de Vienne en 1990, entre  dans la légende de la représentation d’opéra filmée. Non seulement pour Domingo, abordant peut être, ce rôle à un âge un peu trop mûr ,mais pour Cheryl Studer qui en ces années 90 à leur aurore ,triomphe à juste titre dans le rôle éloquent d’Elsa. La voix de la soprano d’origine américaine est à son apogée aussi bien dans le répertoire mozartien et bel cantiste que dans ce que l’on appelle les opéras blancs de Wagner. Elle a déjà interprété tant à Munich qu’à Paris et Bayreuth, tantôt La reine de la nuit, qu’Élisabeth de Tannhäuser et nous donnera en concert par la suite, et  pour E M I une Marguerite de Faust toutes trois éblouissantes. À ces témoignages de ce que fut Cheryl Studer il faut ajouter une Lucia et une Femme sans ombre dont je vous parlerai plus tard. L’année Mozart en 91 la vit à Salzbourg éblouissante.   Dotée d’une technique et d’une pratique musicale et vocale reçue aux États unis elle s’affirmait d’   une quinte prodigieuse passant orchestre et chœurs avec une déconcertante aisance, un aigu fastueux ,élancé, d’une limpidité de cristal coloré d’or, un legato à l’aisance naturelle, un timbre prenant et de caractère et  la force irrésistible d’un souffle qui permettait à sa prononciation de passer les écarts et les détails de l’expression dont jamais la  chaleur irradiante n’était exclue. Cette étoile palit soudain après une seconde maternité sans doute un peu trop tardive, la dispute de son mari qui s’institua son agent avec un chef d’orchestre au caractère peu facile. Et Studer du jour au lendemain disparut des scènes où se “fait l’opéra“.

Elle renouvelle ici le quasi miracle de Salzbourg(1987) où elle campa une Elsa stupéfiante de douceur ;de force intérieure et de fierté  qui rappela par certains traits la Victoria de Los Angeles des années 50.

Comme un bonheur ne vient jamais seul ,Duna Vejzovics est Ortrud .Elle aussi à couper le souffle par un chant d’une stridence et d’une ampleur démoniaque qui sert un personnage à la force maléfique impressionnante .La vocalité triomphante de cette soprano dramatique n’a d’égale que la perfection de son émission absolument parfaite, on saisit tous les mots et les intentions du personnage haut en couleurs et particulièrement bien écrit par Wagner.

Placodo Domingo s’il apparaît comme lui même, déjà triophant de tout malheur !Chantant du “Domingo “,il demeure crédible en chevalier du Graal venu pour combattre l’ennemi de la pauvre Elsa accusée du meurtre de son frère . Certes il ne s’efface pas mais

 



[1]  Orthographe allemande :En français :Ténor héroïque 

Opéra de Vienne

Véronique Gens triomphe sur la première scène mondiale dans Alceste de W.P.Gluck.

 Les amateurs d’opéra ne l’ignorent plus à présent, Véronique Gens est  devenue nantaise d’adoption il y a une quinzaine d’années .

Ayant débuté sa carrière dans les arcanes du style baroque à une période où le vent de la gloire ne poussait pas tous les navires de cette nuance musicologique et musicale elle se dédie au répertoire classique.Après  Aix en Provence la production occupe  en ce mois de Novembre la scène prestigieuse de l'Opéra de Vienne. 

Barrard Lakmé à l'opéra de Montpellier
Barrard Lakmé à l'opéra de Montpellier

Lakmé à Montpellier

 

Alors que cet opéra avait  triomphé à l'opéra comique dès sa création en 1883,la vague de la musique de Wagner et de ses émules tenta de recouvrir l'opéra de caractère français! Une centaine de représentation et des reprises sur le coup au fronton des grandes maisons mondiales,dont surtout le triomphe récurrent de Lili Pons aux USA avec ce fameux Airs des Clochettes devint bien malgré l'artiste une rengaine ,ce qui contribua à provoquer des jugements péjoratifs sur l'oeuvre.

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Hélène Cadouin dite "AMALTHÉE"

Borde Basse

82 150 Saint Amans du Pech

France

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